Feuille de route

 

La métropole intelligente

Une des caractéristiques des métropoles est de disposer d’un tissu puissant et rayonnant d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

A la question initialement suggérée au CODEV sur ce thème (comment attirer plus d’étudiants et fidéliser les jeunes talents sur le territoire ?) l’atelier a choisi de réfléchir à des propositions permettant d’améliorer l’accueil et l’employabilité des étudiants. En effet, Tours n’est actuellement classée qu’en 24e position sur 43 villes universitaires (classement Magazine l’Etudiant. Septembre 2016).

 

La Métropole compte une population de 30 000 apprenants, étudiants, personnes en formation professionnelle, formation tout au long de la vie et apprentis soit 10% de la population tourangelle (La métropole compte 295.000 habitants). Un des objectifs annoncés par le Président Briand, dans le projet de métropole est d’affirmer Tours comme territoire d’accueil des étudiants, pour parvenir à une communauté du savoir de 50.000 personnes en formation, d’ici 2030.

Un constat contrasté : une ville campus accueillante et pourtant, pas de signaux forts vers la population étudiante

Si son cadre de vie semble appréciée par les étudiants (multiples enquêtes dans différents cercles d’étudiants ou jeunes actifs), si la capacité du logement n’est pas en question, et si qualité et offre de formation et d’apprentissage sont reconnus, les étudiants ne semblent cependant pas être ni acteurs du territoire, ni perçus comme une valeur sur laquelle capitaliser ou un public à accompagner (20% d’entre eux sont en situation précaire).

La ville campus est une richesse (les étudiants apprécient le cadre de vie et l’environnement urbain dans lequel ils sont formés), mais les étudiants ne sont pas la cible de déclinaisons  très affirmées des politiques publiques locales. Ainsi, en matière de transport, élément déterminant dans la vie quotidienne et dans le choix d’une ville d’étude, ils ne font pas l’objet de mesures tarifaires favorables. Or la multiplicité des sites d’études, le maillage du logement étudiant accroit leur besoin de mobilité.

Ce même éparpillement qui fait de la cité une cité où les étudiants sont visibles et parties prenantes de la vie quotidienne (et nocturne !), fait ressortir le manque d’un lieu totem de ralliement étudiant, tant physique de virtuel.

En outre, la richesse des formations et la diversité des acteurs de cette offre, n’est pas accessible via un seul et même lieu ou site d’information.  Certes, les associations étudiantes sont très nombreuses (une centaine) mais elles ne se mutualisent pas ni ne se fédèrent réellement, faute de lieux de partage.

Par ailleurs, les nouveaux arrivants, qu’ils soient nationaux ou internationaux (10% des étudiants) ne sont pas intégrés dans la ville. Cet écueil dès le départ ne permet pas de construire un sentiment d’appartenance à la collectivité.

Ce constat est renforcé par l’observation que la vie étudiante ne fait pas l’objet d’une stratégie coordonnée de la part des institutions, quand cette stratégie existe.

Enfin, l’accompagnement des étudiants dans leur projet professionnel n’est pas en lien avec son territoire. Des dispositifs existent à l’université, tel PEPITE mais il semble que le lien Entreprises-Etudiants puisse être davantage matérialisé, afin de renforcer la synergie entre besoin des entreprises et offre de formation.

 

1eres Préconisations

 

Si l’objectif est de rayonner pour faire de Tours un territoire métropolitain du savoir, il convient de déterminer une stratégie de territoire et de décliner une politique publique communautaire ou métropolitaine qui fédère les acteurs et producteurs de la formation. Plusieurs pistes de travail sont suggérées :

  • mise en place d’un pôle de coordination ou conférence de la métropole du savoir. Consulaires, Universités, organismes de formation, collectivités territoriales.
  • définition claire de la politique de Tours Métropole en faveur du soutien à l’enseignement supérieur, la recherche et la formation professionnelle.
  • création d’un lieu totem (maison de l’étudiant, couplée à une plate-forme numérique) permettant l’accueil, l’animation, l’insertion et la valorisation des filières afin d’accompagner les étudiants dans leur vie, leurs projets de vie et renforcer leur employabilité.
  • création d’un dispositif d’accueil des étudiants (projet de The Education Valley).
  • affirmation de la Métropole comme territoire d’excellence de l’apprentissage.
  • Soutien à une politique de tutorat entre entreprises et étudiants.

Suite des travaux  ( depuis  février 2017)

En accord avec la Métropole, le CODEV a choisi de se saisir de la question de la définition d’une politique de la vie étudiante. La Métropole, parce qu’elle aspire à grandir mais également à être plus attractive, notamment en direction des populations étudiantes – et il faut ici entendre étudiants universitaires ou toute formation post bac,  mais également les apprentis- doit affirmer avec plus de clarté, de détermination  et de lisibilité sa politique en faveur de la condition étudiante. Comment TMVL peut il être plus student friendly ?

Un atelier de réflexion, sur un format hackhathon sera organisé le 13 novembre 2017, avec 60 personnes pour proposer à TMVL des actions à conduire en faveur des étudiants.

 

 

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